dimanche 31 juillet 2011

Paris que j'aime

Les grands boulevards qui partent en tout sens d'un rond point. Les trottoirs larges et les passants bigarrés qui s'y pressent, le brouhaha sous le couvert généreux de beaux grands arbres. Cette ville colorée dont le plan général prend la forme de multiples pointes de tarte est toujours l'occasion de découvrir une impasse, un passage, une rue piétonne bourdonnante d'activités ou un pavé calme comme un lac.  Les surprises que peut offrir une ville découpée autrement qu'en damier ne cessent de m'étonner par les détours et les imprévus qui s'incrustrent dans le passé. La profondeur du temps n'est jamais loin ici, sans que jamais cette ville ne tourne pour autant le dos au présent. C'est ainsi que je vois Paris la belle, Paris la rebelle, comme la dénommait Jean Ferrat dans Ma France. Le Paris du Faubourg St-Antoine et de Belleville, du Montmartre communard, de la Rotonde et du Père Lachaise, sans oublier la Place des Vosges et tant d'autres beaux endroits chargés de petite et de grande histoire. Peut-on s'étonner que Paris soit la ville au monde la plus visitée ? Reste à savoir combien parmi tous ces visiteurs y voient la synthèse de l'histoire occidentale des quelques siècles passés... En tout cas, moi, c'est ainsi que je la vois et que j'aime la découvrir.

Habiteriez-vous Paris ?

vendredi 29 juillet 2011

Paris pâté

Le siège du capitaine est brisé. Bientôt deux heures de retard et rien à l'horizon.  On couche à l'hôtel de Paris sur Côte Vertu ?

vendredi 20 novembre 2009

Le soleil de novembre

Novembre, les feuilles mortes et la pluie toujours…

Non ! Cette année, novembre est exceptionnel. Il met partout du soleil malgré la brièveté des jours. Il en met certainement sur tes lèvres et c'est pour le voir dans tes mots que je voudrais te lire. Un mot de toi et je devrais sentir ce rayon de chaleur qui me fera sourire à mon tour.

Si l'au-delà garde ses secrets et que le présent ne nous les livre pas tous, un homme et une femme s'en chuchotent toujours. Il suffit de se rapprocher pour que tout s'anime. Les feuilles d'automne deviennent des flocons d'or, le givre du matin un manteau d'argent, le soleil du midi le feu de mon cœur.

mardi 29 septembre 2009

Dis-moi Mignonne

Dis-moi Mignonne pourquoi faut-il
Que de tes sentiments si fragiles
De ta soif d'absolu et de bel idéal
Tombe un verdict si radical ?

Dis-moi Mignonne, pourquoi faut-il
Pour marcher à tes cotés sur le chemin
Que tombe aujourd'hui et non demain
Les questions-réponses les plus difficiles ?

De ta soif d'absolu et de bel idéal
Suis-je celui qui répond si mal
Pour que tombe un verdict si radical ?


mardi 28 juillet 2009

Entre autres chemins, le Chemin du Roy


Baie Saint-Paul et ses galeries d'art
Le Balcon Vert, imprenable, résiste toujours
Le parc des Grands Jardins - Le Mont du lac des Cygnes
Le Chemin du Roy entre les remparts de Québec et la plaine de Montréal
Je me demande parfois si la cruauté de jadis égale celle des guerres d'aujourd'hui. En lisant le récit de la persécution des Cathares, j'ai cru saisir que la cruauté du temps des Croisades était «créative» alors que celle d'aujourd'hui m'apparaît «standardisée».
Qu'importe !
J'ai renconté hier matin à la table du Balcon vert un couple de français, de jeunes toulousains débarqués au Québec depuis deux jours. Des grandes fenêtres de la cafétéria, la pluie tombait à grosses gouttes sur la vallée de Baie Saint-Paul. Ils m'ont tout de suite donné l'auteur de mon livre dont le nom m'échappait fortuitement. Dominique Baudis, ancien maire de Toulouse. Je me fais de lui l'image d'un lettré, homme d'une certaine sagesse, «persécuté» politiquement lui aussi, dit-on, par des entités puissantes et sans scrupules, tout comme Raimond «le Cathare», le titre du livre aussi.
Les vacances sont toujours propices à la lecture, à la rêverie, à la réflexion même. C'est une activité de prédilection à laquelle je me livre au lit le soir, étendu dans mon hamac ou assis à la table de pique nique le jour... et ces derniers jours debout. J'ai lu debout sur la falaise face à Baie Saint-Paul. Je fais parfois quelques pas, comme les prêtres que je voyais, enfant, lire leur bréviaire en faisant les cent pas. Rien de religieux dans tout cela, quoique nous savons tous que de qualifier mon attitude de zen passerait, la qualifier de chrétienne, ouille !
Qu'importe !
Les Chrétiens, ouf ! On ne peut leur donner le bon Dieu sans confession. C'est ce que Baudis, qui traite de persécution et de tolérance, de la brutalité qui l'emporte si facilement sur le bon jugement me rappelle.
Le camping, la route, les pleins d'essence dans des stations service inconnues, sont encore des activités de vacances. Mais ce que je préfère est encore la randonnée à pied. Elle prend toutes sortes de formes, mais qu'elle prenne la forme athlétique, de santé ou contemplative; qu'elle se déroule sur le plat comme en montagne, je m'en délecte en haut comme en bas.
J'aurai marché seul ou en compagnie. D'abord sur les pentes traversées de sentiers juste derrière le Balcon vert; deux fois et longuement sous la bruine et la pluie d'été dans le beau village de Baie St-Paul à visiter consciencieusement les nombreuses galeries d'art. J'aurai fait l'ascension du
Mont du lac du Cygne dans le Parc des Grands jardins; Pointe du Lac, près de Trois-Rivières, pour trottiner dans la belle forêt domaniale panachée d'arbres matures et en parfaite santé pour finir par une gentille promenade à l'Île Lebel (Repentigny).
Quelles vacances ! Belles vacances !
Pas d'ampoules aux pieds, ma tente sèche dans le garage et encore plus de cent pages à lire.


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